Ca fait presque rire de voir qu'elle a voulu à tel point avancer, oublier et se grandir, et tout taire, et se rendre compte brusquement qu'elle a effectivement avancé tout ça malgré elle, c'est presque aussi douloureux.
Tellement dur d'extérioriser tout ça, l'impression qu'il faut réapprendre à parler avant toute chose, avant même de pouvoir avoir à nouveau confiance.
Accomplir toutes ces choses du quotidien, qui comme réglées par le hasard lui apparaissent soit réconfortantes et inexplicablement réjouissantes, soit affreusement futiles et décourageantes.
Se laver. L'eau qui étouffait les sons de sa rage, de son amertume, de son égarement et de sa peine.
Parler. Se heurter a un mur, parfois, souvent. Chérir trop tard le moindre moment insignifiant où le sourire est revenu, facile, incontrôlé.
Avoir le coeur et les larmes au bord des yeux à chaque parole, à trop d'occasions.
Rire avec tant de facilité et oublier pendant un temps, alors qu'il semblait impossible de le faire et qu'il est soudain presque inacceptable d'y arriver.
Et c'est sans importance qu'elle ait sans cesse lutté contre elle, contre les autres, puisque le but ne lui apparaît plus maintenant. Ce qu'elle avait la révulse par moment, quand elle voit ça avec ses yeux de maintenant, et ce qu'elle aurait ne l'intéresse nullement.
Quotes: Come on, get nacked!
L'aligot, l'aligot, l'aligot! (et il pleut de l'...)
Vas-y, c'est booon, ça vaaa...
Come on! Don't be so sectaire!
Vas-y mon gars, bon déliiiiire!
C'est écrit dans la bible, il faut le reconnaître!!!
Chez nous, même la pisse est communautaire...
Merde, y'a Croûton!



